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Après les nombreux faits de violence qui secouent Bruxelles depuis plusieurs jours, une réunion de crise s'est tenue au bureau du procureur du roi, rassemblant tous les acteurs du problème. Prévue depuis longtemps, elle s'est déroulée dans un climat de tension vu la récente fusillade de Laeken.
Aucune zone de non-droit de ne sera tolérée à Anderlecht, a indiqué lundi le porte-parole de Bruxelles, Jos Colpin. "Aucune zone de non-droit ne sera tolérée à Anderlecht", a-t-il souligné, ajoutant qu'"une structure renforcée et une plus grande collaboration sera opérée entre les différents services."
Emeutes & Racket
Le week-end des 23 et 24 janvier des troubles avaient été commis dans la commune par une vingtaine d'individus. Les vitres d'une vingtaine de voitures, un arrêt de bus et une vitrine ont été endommagés. Une voiture avait également été incendiée. Un mineur avait été interpellé avec un cocktail molotov.
Mercredi, la police de la zone Bruxelles-Midi a interpellé un majeur et deux mineurs pour racket aux alentours de l'ISIB (Institut Supérieur de Bruxelles). L'un des deux mineurs interpellés a rapidement été mis hors de cause. Le deuxième, passé aux aveux, a été remis en liberté, faute de place à l'IPPJ, sous la condition qu'il ne sorte pas le soir. Quant au majeur, placé sous mandat d'arrêt, il doit passer prochainement en chambre du conseil.
Des sanctions rapides
Charles Picqué estime qu'il faut prendre en compte les spécificités des grandes villes et tout spécialement de Bruxelles tant en ce qui concerne les conditions de recrutement que le financement.
Concernant l'application des peines, le ministre-président estime qu'"une police efficace n'a d'effet que si des sanctions rapides sont imposées par la justice, de manière à éviter le sentiment d'impunité qui conduit à l'escalade des infractions et délits".
A Anderlecht, le directeur d'une école supérieure dont les élèves sont régulièrement rackettés et agressés, pose le problème de manière plus générale : "Cette problématique ne concerne pas qu'Anderlecht. Il faut prendre conscience, également au niveau de la population, qu'on est à la limite de ce qui est tolérable", explique François Debast, directeur de l'Isib.
Ca bouge enfin ou simple illusion médiatique ?
Une chose est sûre, ce système de police locale politisée où c'est le bourgmestre qui donne les directives, à savoir la politique de l'autruche en ce qui concerne la délinquance et la criminalité, n'est pas ce qui convient le mieux.
C'est peut-être que là qu'une "méga-zone" de Police englobant l'ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale pourrait montrer des avantages. Encore que quand je vois le ministre-président ...
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